Cours du 12 octobre 2013

Ce samedi, afin d’amener doucement les plus jeunes vers le saut, et de travailler calmement sur un parcours avec les plus confirmés , je vais proposer de travailler sur une épreuve Caprilli.
Une épreuve Caprilli est donc une reprise qui comporte du dressage et du saut. Le travail du cavalier réside dans le maintien et le contrôle du cheval, la régularité de la cadence. Le cheval, lui, travaille sa souplesse et son impulsion.
Voici donc le parcours tel qu’il sera monté.

caprilli

Et la reprise en détail :
1 – entrée en A au pas de travail
En X arrêt, immobilité et salut
Rompre au trot moyen assis
En C piste à main droite
2 – Changer de main M-K au trot allongé enlevé
En K trot moyen assis
3 – Sauter au trot l’obstacle 2
Arrivé au grand côté, piste à main gauche au trot assis
4 – En B arrêt, reculer 4 pas, repartir au trot moyen assis
5 – Doubler après B et sauter l’obstacle 3
En arrivant au grand côté piste à main droite
Après H avant le coin départ au galop à droite
6 – de M à F, galop allongé
En F, galop moyen
7 – Passé A, doubler et sauter l’obstacle 4
En arrivant au petit côté : trot moyen assis
8 – Demi-volte autour de l’obstacle 1
Après M et avant le coin, départ au galop à gauche
9 – De H à K galop allongé
En K galop moyen
10- Passé A, doubler et passer l’obstacle 1.
En arrivant au petit côté, trot moyen assis et piste à main gauche
11- Passé H, doubler et passer l’obstacle 3 au trot.
En arrivant au grand côté, piste à main droite
12– Au trot, après F doubler et sauter l’obstacle 2.
Arrivé au grand côté piste à main droite
13- Doubler en E
En X doubler vers C
En G arrêt, immobilité et salut.

Pour ceux qui veulent se lancer des challenges, voici la façon de coter les reprises :
Erreurs et ommissions
1ère fois : 2 points
2ème fois : 4 points
3ème fois : 6 points
4ème fois : élimination
Fautes d’obstacle
Renversé : 2 points
Refus ou dérobé : 4 points
Chute du cavalier : 6 points
3ème désobéissance sur le même obstacle : élimination

Nous allons, évidemment, commencer en douceur, mais en finalité, avec un cheval et un cavalier entraînés, on devrait arriver sur les hauteurs suivantes :
Obstacles 2 et 3, à prendre au trot : droits de +/- 85cm
Obstacles 1 et 4, à prendre au galop : oxers de +/- 1m05 de haut sur 1m10 de large …

Nous n’y sommes pas, mais le travail, la patience et la témérité mènent à tout !

La serpentine

serpentine_3

serpentine_4

Quel qu’en soit le nombre, la serpentine est faite, par définition, de boucles puisqu’elle est composée d’une succession de demi-cercles s’inversant à chaque passage à la ligne du milieu (A-C).

Je vois pourtant bon nombre de cavalier longer la piste à certains moments, ce qui ne doit pas arriver pourtant. On « touche » la piste, mais on ne la longe pas.

Les serpentines mettent à l’épreuve la finesse de la coordination des aides chez le cavalier, la souplesse et l’équilibre chez le cheval.

Plus le nombre de boucles est important, plus l’incurvation est importante et difficile.

Cette difficulté va croissante également en fonction de l’allure.

On commence une serpentine en A ou en C et elle se termine respectivement en C ou en A.

On enchaîne les courbes et donc de sens d’incurvation à chaque passage dans la ligne A-C. Il faut donc inverser les aides à chaque fois, et les cercles doivent être égaux et réguliers, l’allure constante, le cheval droit et cadencé.

 

Il faut veiller à ce que le cheval s’incurve de tout son corps et ne se contente pas de plier l’encolure. Le pli part du garrot jusqu’à la queue.