Leçon au stage : obstacle avec confirmés

Dernier jour de stage, je prends la relève pour le cours des confirmés! Donc on va aller dans le ludique, aussi bien pour nos chevaux que pour les cavaliers.
Voici le dispositif

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On comprendra tout de suite que sur ce type de dispositif, la hauteur n’est nullement le but. Ici, on va tourner, incurver, réceptionner sur le bon pied, garder l’équilibre et une bonne assiette, ne pas précipiter pour bien prendre le temps de redresser son cheval avant de passer les barres … bref, on va faire un gros résumé de tout ce qu’on a vu durant les séances de cours du samedi!!

Les confirmés feront l’exercice avec des croisillons et de petits droits, d’abord au trot, puis au petit galop de travail.
Les plus jeunes le feront eux sur des barres au sol, au pas puis au trot, juste question d’apprendre à tourner et à remettre droit son poney.

La serpentine

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Quel qu’en soit le nombre, la serpentine est faite, par définition, de boucles puisqu’elle est composée d’une succession de demi-cercles s’inversant à chaque passage à la ligne du milieu (A-C).

Je vois pourtant bon nombre de cavalier longer la piste à certains moments, ce qui ne doit pas arriver pourtant. On « touche » la piste, mais on ne la longe pas.

Les serpentines mettent à l’épreuve la finesse de la coordination des aides chez le cavalier, la souplesse et l’équilibre chez le cheval.

Plus le nombre de boucles est important, plus l’incurvation est importante et difficile.

Cette difficulté va croissante également en fonction de l’allure.

On commence une serpentine en A ou en C et elle se termine respectivement en C ou en A.

On enchaîne les courbes et donc de sens d’incurvation à chaque passage dans la ligne A-C. Il faut donc inverser les aides à chaque fois, et les cercles doivent être égaux et réguliers, l’allure constante, le cheval droit et cadencé.

 

Il faut veiller à ce que le cheval s’incurve de tout son corps et ne se contente pas de plier l’encolure. Le pli part du garrot jusqu’à la queue.

 

L’incurvation

incurvé

L’incurvation est le ploiement latéral du cheval autour de la jambe intérieure du cavalier.
Si le cheval est correctement incurvé, il va s’infléchir sur le cercle, sa colonne vertébrale va épouser la courbe du cercle.
« Il est aussi difficile d’avoir un cheval parfaitement droit que parfaitement incurvé ! »
Pourquoi ? La réponse se trouve dans l’anatomie même du cheval. Alors que toute la zone comprise entre la nuque et le garrot est très souple, la zone de la cage thoracique est, elle, très rigide et donc on retrouve très souvent des chevaux très (trop ?) incurvés de l’encolure, mais avec des hanches qui chassent vers l’extérieur ; ou au contraire des croupes en dedans du cercle.
Premièrement, il faut se mettre en tête que le niveau de ploiement dépendra de chaque cheval et de son anatomie propre. Un cheval ne se plie pas par la force ni en enfonçant un éperon dans son flanc : il se pliera certes, mais en étant contracté. Ce qui n’est absolument pas le but.
Une incurvation doit se faire dans un réel équilibre cheval/cavalier et avec une bonne répartition du poids.
Les aides à l’incurvation sont les suivantes
• Amenez la rêne intérieure légèrement vers le bas et l’intérieur puis vers le garrot du cheval mais sans le franchir. Cette rêne place, infléchit mais ne tire pas.
• La rêne extérieure contrôle le pli. Laissez donc la rêne extérieure s’allonger de quelques centimètres afin de permettre à l’encolure de s’étirer sur son côté extérieur. Mais n’avancez pas votre main afin de garder le rassemblé.
• La jambe intérieure reste à la sangle et on agit quelques fractions de secondes à chaque fois que se présente une contraction ou une raideur du côté intérieur.
• La jambe extérieure recule pour contrôler les hanches et les empêcher de fuir sur l’extérieur.
Le cheval doit donc venir s’enrouler autour de votre jambe intérieure, en gardant cependant un équilibre qui va l’empêcher de se coucher sur la courbe.
Pensez à toujours bien faire l’exercice aux deux mains, en inversant à chaque fois correctement les aides.

Cours du 21 septembre 2013

Cette semaine, je vais amener les semi-confirmés, et surtout les confirmés, sur le travail de l’épaule en-dedans.
Tout travail se prépare par une séance de détente au pas, rênes détendues, de façon à amener le cheval lentement au travail.
On poursuivra par un peu de détente au trot et ensuite sur un petit galop d’échauffement.
Le travail pourra ensuite commencer réellement.
De façon a bien détendre l’encolure, on travaillera, sur un pas de travail, l’incurvation d’encolure vers l’intérieur de la piste sur les longueurs, vers l’extérieur sur les petits côtés.
Une fois cela acquis, on passera au travail des voltes, des cercles et des 8 de chiffre, et ce, aux deux mains, en veillant à bien incurver ici aussi le cheval.
Vient enfin le moment de travailler l’épaule en-dedans. Je précise bien que les étapes sont très importantes à respecter. Il est en effet inutile, et surtout irrespectueux envers votre cheval, de commencer à lui demander une épaule en-dedans sans qu’il y soit au préalable préparé et échauffé.
Cet exercice lui demande un effort musculaire important, et il doit y être amené détendu.
Les aides
1 – La main intérieure donne le pli
2 – La main extérieure contrôle le mouvement et maintient les épaules
3 – Le poids du corps porte vers le sens du déplacement vers l’extérieur, le cavalier maintient ses épaules dans le sens de l’incurvation, épaule intérieure reculée par rapport à l’épaule extérieure, le regard va vers le sens du déplacement
4 – La jambe intérieure ploie et pousse la totalité du cheval
5 – La jambe extérieure tient les hanches, les empêche de se décaler ou de déraper.
Un petit schéma vaudra mieux qu’un long discours …

épaule en dedans

On terminera toujours ce genre d’exercice par une période au pas en marchant droit.