Leçon au stage : obstacle avec confirmés

Dernier jour de stage, je prends la relève pour le cours des confirmés! Donc on va aller dans le ludique, aussi bien pour nos chevaux que pour les cavaliers.
Voici le dispositif

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On comprendra tout de suite que sur ce type de dispositif, la hauteur n’est nullement le but. Ici, on va tourner, incurver, réceptionner sur le bon pied, garder l’équilibre et une bonne assiette, ne pas précipiter pour bien prendre le temps de redresser son cheval avant de passer les barres … bref, on va faire un gros résumé de tout ce qu’on a vu durant les séances de cours du samedi!!

Les confirmés feront l’exercice avec des croisillons et de petits droits, d’abord au trot, puis au petit galop de travail.
Les plus jeunes le feront eux sur des barres au sol, au pas puis au trot, juste question d’apprendre à tourner et à remettre droit son poney.

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Cours du 26 octobre 2013

Ce jour, nous travaillerons sur une ligne de sauts de puces suivi d’un droit. Les sauts de puces sont soit de petites croix, soit de petits droits, de maximum 50 cm, espacés de 3m à 3m50. L’obstacle droit se trouve à 9m-9m50 derrière, et à une hauteur de maximum 1m.

On débutera l’exercice au trot sur des barres au sol pour les sauts de puces et une petite croix derrière, question de présenter l’exercice aux chevaux et aux cavaliers.
Après un passage de chaque cavalier, on placera le dispositif complet et on entrera alors sur la ligne avec un petit galop de travail.
Le cavalier se doit de travailler le contrôle et la régularité dès l’entrée de la ligne, et dès la sortie. Cela permet de préparer le travail sur des combinaisons d’obstacles.
Le travail de la position est aussi très important, afin de laisser la liberté de mouvement au cheval, tout en contrôlant son allure. A la sortie du droit, le cheval doit se rééquilibrer pour prendre le tournant, et reprendre son galop de travail.
Il faut bien penser à équilibrer le cheval avant la ligne, en amenant au besoin un demi-arrêt sur l’abord.
En aucun cas, il ne faut laisser le cheval partir sur la ligne si il précipite sur le dispositif. Dans ce cas, on arrête le cheval, on fait une volte ou quelques pas en arrière, et on revient.
La ligne se prend avec un cheval calme et équilibré.
Voici le dispositif de travail

ligne_sautsdepuces

Cours du 28 septembre 2013

Le contrôle de la trajectoire et l’équilibre sur les barres

rectitude_equilibre_trajectoire

Comme à chaque fois, la séance débutera par une détente suffisante aux 3 allures.
Un petit rappel sera également fait au sujet de la position d’équilibre (voir article correspondant).

Cet exercice vous permettra de travailler le contrôle de la trajectoire sur le parcours. En effet, les croisillons vont encourager le cheval à rester au milieu de l’obstacle.
Il est évident que l’exercice sera progressif et que le dispositif proposé ci-dessus ne sera amené qu’en fin de séance.

On commencera donc par uniquement des barres au sol, à prendre sur un petit galop de travail, puis on amènera un croisillon après l’autre.
Si le timing le permet, les croisillons pourront être remontés progressivement.

J’installerai la ligne sur la diagonale de la piste, afin d’obliger les cavaliers à travailler les incurvations et à ré-équilibrer leur cheval avant de partir sur le dispositif.
Pour rappel concernant l’équilibrage du cheval : voir la vidéo « Jean d’Oregeix parle des bonnes actions à avoir à l’obstacle »

On terminera par une période de récupération.

La position dite « en équilibre » ou « en suspension »

Cette position est la position de prédilection de l’équitation d’obstacle et/ou d’extérieur.

Il faut bien différencier la position « en équilibre » (en suspension) de la position haute du trot enlevé.

L’amortissement du mouvement du cheval doit se faire par les articulations basses, c’est-à-dire hanches, genoux et chevilles. Les jambes du cavalier doivent fonctionner comme des ressorts sur les étriers.

Un point très important : l’étrivière doit être à la verticale, le genou au-dessus de la cheville. La cheville est très mobile et en aucun cas il ne faut prendre appui sur les genoux. Les genoux serrés vont provoquer le recul du pied et donc de l’étrivière. Un débutant partira donc en avant contre l’encolure, un cavalier habitué compensera par les cuisses, mais sera dès lors contracté sur son cheval.

A partir du moment où l’on est dans un réel équilibre, c’est-à-dire étrivière à la verticale, tout le poids dans le talon, on ne fera travailler que les articulations des hanches et des genoux. Le cheval ne pourra nous tirer vers l’avant car toute traction vers ‘avant sera compensée par une poussée vers le bas dans la verticalité de l’étrivière.

Pour se lever (ex pour équilibrer le cheval), on ouvrira les articulations.

Pour se baisser, on reculera le bassin et on baissera le torse.

équilibre