Les aides et leur utilisation

Un petit retour sur une notion de base n’est jamais superflu.

Les aides dites « naturelles »

Nous avons à notre disposition 5 aides naturelles :

  1. Les jambes
  2.  Les mains (les rênes)
  3. Le poids du corps
  4. La voix
  5. L’ assiette

Leur utilisation

a – Les jambes

Les jambes du cavalier ont pour rôles essentiels d’encadrer, de diriger et de pousser en avant le cheval, mais également d’équilibrer le cavalier.

Le utilisation doit se faire à des moments bien précis.

position

Il faut veiller avant tout d’avoir la jambe parfaitement en place :

  1. La jambe tombe naturellement à la verticale quand elle est relâchée, elle ne serre pas le flanc et n’est pas plaquée contre le cheval.
  2. La cuisse est bien descendue, l’angle entre la cuisse et le tronc étant le plus grand possible.
  3. Les genoux sont légèrement ouverts
  4. les chevilles souples avec un talon ni remonté, ni trop descendu *.
  5. les pieds sont bien parallèles aux flancs du cheval, l’étrier positionné à l’endroit le plus large du pied.
  6. Le corps est aligné sur une verticale : tête-épaule-pointe de la hanche-talons

Cette position se travaille … encore … encore et encore …

* attention à ne pas descendre trop le talon … cela pousse mécaniquement votre jambe vers l’avant … et une jambe en avant fait reculer le buste. Toute la position d’équilibre se retrouve perturbée!

Action des jambes pour mettre en avant

Les jambes ne doivent jamais être pressées en continu. Cela n’a pour effet que vous fatiguer, et lasser le cheval.

Une action de jambe est discontinue : on touche … on relâche … on touche … on relâche …

Et ce, si possible, ensemble avec chaque postérieur : jambe gauche – postérieur gauche, jambe droite – postérieur droit.

Action de la jambe pour la direction

Une jambe qui demande une incurvation se place à la sangle, alors que l’autre jambe reculera légèrement pour maintenir les hanches

 


Action des jambes pour encadrer

Les jambes fixes et à la sangle de chaque côté du cheval auront pour effet de le guider dans un tracé à ne pas franchir.

Elles donneront un cadre rassurant au jeune cheval hésitant.

b- Les mains (les rênes)

rappel de notion
La rêne directe

Elle induit un déplacement du coté ou elle se trouve (rêne droite pour aller à droite) : c’est la rêne d’ouverture.

Veillez bien à garder les ongles vers le haut et donc d’effectuer une rotation du poignet.

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La rêne contraire

Elle permet de se déplacer de l’autre coté (rêne droite pour aller à gauche). La rêne droite se porte alors légèrement plus haut que la rêne gauche et pousse les épaules vers la gauche.

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La rêne d’opposition

Par une rêne d’opposition à droite, on bloque litéralement les épaules à droite et on laisse donc les hanches tourner à gauche. Aide peu employée, mais qui est souvent une erreur des cavaliers débutant qui « tirent » sur la rêne au lieu de donner une rêne d’ouverture pour tourner.

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Il faut veiller à ce que la main ne dépasse jamais l’axe du garrot … une main droite reste à droite, une main gauche reste à gauche.

Sachez également qu’aucune action de main ne peut obtenir un résultat sans une action de jambes et d’assiette associées. On indique une direction, mais en même temps, on encadre, on précise et on met en avant.

Une bonne tenue de rêne est également extrêmement importante.

Les deux mains sont parallèles et écartées d’environ 25 cm de chaque coté du garrot du cheval. Le poignet reste dans le prolongement de l’avant-bras, avec le bras à demi-ployé.

mains bonnes

!!! Pas de mains en « guidon » : les mouvements du bras sont alors limités, et on a beaucoup plus vite tendance à tirer sur les rênes.

!!! Pas de poignets « cassés » : les actions de rênes sont également limités, les coudes s’écartent et le corps se met en opposition.

L’assiette

La bonne assiette du cavalier dépendra de la souplesse de ses reins et de ses hanches. Une bonne décontraction permettra de suivre les mouvements du dos du cheval et donc de mieux communiquer avec lui.

Le cavalier s’assoit de façon à ce que le poids repose sur la selle par le gras des fesses, et le moins possible sur la saillie osseuse des ischions, en les chassant sous lui vers l’avant comme s’il voulait prendre appui sur le sacrum. C’est à ce moment que le bassin a l’attitude la plus appropriée, légèrement basculé vers l’avant. Les articulations du bassin sont alors légèrement fléchies (le bassin, les vertèbres lombaires et le sacrum ne sont plus sur la même ligne) et sont donc disposées favorablement pour céder aux réactions ressenties.

 

 

 

 

Le poids dans la selle … réflexion.

Le temps a passé, les séances se sont enchaînées, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts … Que soit, je vous reviens avec une réflexion …

De plus en plus souvent, je suis face à des cavaliers qui se contentent de se poser sur leur selle, ils tiennent à cheval, ils s’appliquent pour la plupart aux exercices demandés, mais la finalité n’arrive que rarement … car peu d’entre eux sont « dans » leur selle, peu d’entre eux sont à même de peser dans leur selle. Soyons clair, si vous pesez 70 kg, vous ferez toujours 70 kg, quelle que soit l’allure que vous prenez. Mais ces 70 kg, il y a moultes façons de les répartir sur le dos de votre monture.

Le dressage se fait en majorité dans l’assiette. Mais pour fournir un travail par le poids du corps, il faut déjà trouver sa place dans sa selle.

Une photo valant mieux qu’un long discours, je vous invite à observer la position de Nuno Oliveira sur ce cliché : ceinture avancée, assiette profonde, épaules et jambes effacées vers l’arrière. Quand on pèse de cette façon dans sa selle, on ne s’agite pas, on ne gesticule pas. L’action de l’assiette va vers le bas et en avant, le bassin est en rétroversion permanente. Le dos est gainé et tonique.

On peut bien visualiser sur cette photo à quel point une monte correcte est éprouvante pour le cavalier, comme pour le cheval. Veillez donc toujours à instaurer des pauses fréquentes dans votre travail, ou cavalier et monture se permettent de se relâcher.

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Votre cheval ne sera en tout temps que le reflet de votre état physique et psychologique.

Montez « mou » et « ramassé », vous aurez en réponse un cheval mou qui ne tiendra pas son dos.

Montez avec un dos soutenu et puissant, et votre monture vous fournira un travail actif et un dos réceptif.

 

Exercice à faire : Assis bien en équilibre sur votre selle, enlevez les étriers, écartez légèrement les cuisses en les poussant vers l’arrière. Attrapez le pommeau de votre selle et tirez-vous vers l’avant, comme si vous vouliez vous lever.

Cette sensation-là … c »est ça « peser dans sa selle »

 

 

Se connecter avec son cheval

Il faudrait idéalement à tout moment comprendre ce que notre cheval veut nous dire.

Il y a un principe qu’il en faut jamais perdre de vue : le cheval est une proie et l’humain est un de ses prédateurs. Voilà l’instinct équin. A nous donc de lui faire comprendre que nous ne lui voulons aucun mal, même si nous sommes en mesure de le faire.

Et cela, nous devons lui faire prendre conscience chaque jour, à chaque instant.

Comment ? me direz-vous …

Par notre langage corporel, par notre façon de l’aborder, par nos gestes ou même notre immobilité.

Et en étant, comme Pat Parelli le dit : « Aussi gentil que possible, aussi ferme que nécessaire ».

Comment mon cheval fonctionne ?

Il faut savoir que le cheval peut avoir deux états de comportement

– soit il est angoissé, apeuré, en panique … on dit alors que son cerveau est en hémisphère droit. Dans ces cas-là, il ne réfléchit pas, il ne pense pas, il agit. Et un cheval qui a peur n’a qu’un but : fuir. Il va donc peut-être vous bousculer, tirer au renard si il est attaché, taper du pied, vous embarquer … Il ne faut pas lui en vouloir, son instinct est comme ça. Il est une proie, donc il fuit !

– soit il sera décontracté, à votre écoute, la tête au niveau du garrot … il est calme, posé, tout va bien … il est apte à vous suivre, pour autant que vous sachiez le guider, être son référent.

Etre le référent de mon cheval ?

Pour avoir un cheval en confiance, qui vous suit, qui est à votre écoute, qui travaille en hémisphère gauche donc, il vous faut lui prouver que vous est capable de le guider en sécurité. Un référent est sûr de lui, sûr de ce qu’il fait, sûr de où il va. Vous vous devez d’être droit sur vos pieds, d’avoir des gestes justes et francs. Si vous avez la moindre inquiétude, le moindre doute, votre cheval va se déconnecter. Le meneur ne peut pas douter, sinon, tout le monde est inquiet et on repasse en hémisphère droit.

Comment pense une proie ? Comment réagir ?

Quand une proie est énervée, frustrée, elle bouge, elle fouette avec sa queue, elle grince des dents, elle embarque, elle ne se laisse pas attraper, elle tire au renard …

N’oublions pas que nous sommes un prédateur. Nous devons donc agir dans le sens inverse de ce que ferait un prédateur.

Par exemple : vous devez aller rechercher votre cheval en prairie … Vous avancez vers lui, longe en main pour l’attraper, vous l’appelez, il lève la tête, vous tendez la main avec le mousqueton dans les doigts, prêt à l’attraper et … il fait un 180° et s’encourt de l’autre côté de la prairie … oohhh ça vous énerve quand il fait ça !

Vous le lui dites, clairement, avec votre grosse voix « oh ! Tu m’énerves hein ! viens ici maintenant ! » Et vous avancez vers lui avec un pas encore plus décidé ! Et il repart dans l’autre sens …

Mais pourquoi ! … parce que vous avez toute l’allure d’un prédateur … et donc il fuit ! Un prédateur vient toujours franchement vers vous, son regard vous fixe … il veut vous tuer !

Que faire alors ? L’inverse … tout simplement l’inverse !

Rentrez dans le pré, mais ne le regardez pas, allez dans une autre direction. Puis arrêtez-vous et tournez-lui le dos. Ou regardez-le, et souriez à chaque fois qu’il vous regarde … il viendra … à un moment ou à un autre … il est curieux, ça va l’intriguer que vous soyez là à regarder quelque chose. Il faudra peut-être du temps … mais avec l’équitation, la patience et le temps sont des éléments essentiels !

Quand il se sentira en confiance et en sécurité, il viendra … et vous aurez gagné sur ce coup-là !

Et surtout, quand il arrive vers vous, ne le grondez pas, il repartirait. Caressez-le, attendez un peu avant de l’attacher.

Le reculé

Le reculé est une figure de dressage, c’est une allure à deux temps diagonalisés.

Le reculé aide à mettre le cheval sur les hanches et alléger l’avant-main.

Pour demander le reculé, on met le cheval à l’arrêt, on va presser les jambes, récupérer dans les mains le mouvement vers l’avant du cheval, et le ramener vers l’arrière en alternant main gauche-main droite.

Le cheval doit, au final, reculer sans montrer de résistance, sans lever la tête, sans l’abaisser. Le cavalier s’allège en assiette, en se grandissant, il amène le poids vers l’arrière-main.

Ne pas perdre de vue que pour un reculé « droit », le cheval se doit d’être droit dès le départ. Ne pas hésiter avant de de mander un reculé, de marcher avec une légère épaule en dedans.

Si le cheval se pousse en avant et refuse les aides au reculé, il faut alors d’abord retravailler sur des transitions rapprochées, des arrêts, afin de remettre le cheval aux ordres et à la main.

reculer

 

Le travail de l’abord de l’obstacle isolé

Nous allons aujourd’hui travailler sur l’abord de l’obstacle isolé.

Le cheval a effectivement parfois tendance à précipiter sur un obstacle isolé. L’abord n’est, de ce fait, pas contrôlé et le passage de la barre peut devenir dangereux, aussi bien pour le cheval que pour le cavalier.

Afin de travailler à ce problème, nous allons d’abord simplement travailler sur une barre au sol, au petit galop, aux deux mains.

On va l’aborder sur un petit galop, sans laisser le cheval accélérer. Cet exercice, s’il paraît simple, permet de se faire l’oeil, d’apprendre à préparer son cheval à l’obstacle dans le calme, à le mettre en équilibre. On va pouvoir évaluer la distance et calculer les foulées afin d’arriver à franchir calmement cette barre au sol.

Dans un deuxième temps, nous allons placer cette barre au sol à environ 3m d’un obstacle (petite croix pour commencer, libre d’augmenter ensuite la difficulté par rapport au potentiel du cheval).

On continuera de travailler sur ce dispositif en veillant à chaque passage de calculer l’abord SUR LA BARRE AU SOL, et non pas sur l’obstacle. Si on regarde l’obstacle, le cheval va se retrouver en difficulté car il n’aura pas la possibilité de régler son galop correctement.

Le cavalier doit se concentrer uniquement sur la barre au sol. L’abord se fera alors proprement et le cheval pourra facilement passer l’obstacle derrière.

C’est un exercice simple, qui peut être réalisé régulièrement car il ne fatigue pas trop le cheval.

Excellent exercice également pour les jeunes chevaux, et chevaux qui débutent le travail sur les barres.

Voici en visuel l’exercice.

Bon travail!

abord obstacle isole

Et bien!

Cela fait longtemps … trop longtemps … que je n’ai plus eu l’occasion de venir sur mon blog.

Mais voici chose faite.

Tout va toujours bien pour mes 3 chevaux.

Demain, il y aura leçon d’obstacle et donc, je vais de ce pas expliquer le travail que je vais faire avec mes cavaliers dans la rubriques « les cours » …

 

Little Gabber

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Welsh B, née en 2007. Une ponette au top, récupérée via une association à l’âge de presque 4 ans, nous l’avons débourrée et mise au travail. Pleine d’entrain et adorable, c’est une véritable poupette! Poney de ma fille Nolhanne (9 ans sur cette photo), elles apprennent tout à deux! Une équipe de choc.

Le Winkler

Pour ce samedi, les filles, on s’accroche!!
Le travail du jour se fera sur un obstacle Winkler.
Késako??
Une combinaison d’un faux droit et d’un oxer qui se prend au trot dans le sens « faux-droit/oxer » et au galot dans le sens « oxe/-faux-droit ».

Un petit shéma pour expliquer ça …

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Quels sont les bénéfices de ce dispositif?
Dans le travail au trot :
La barre de réglage va permettre au cheval de placer l’appel et de lever les épaules.
Le faux-droit va permettre d’étendre l’encolure vers l’avant et vers le bas, la barre haute doit pousser à lever les épaules et le garrot.
La foulée courte avant l’oxer doit pousser les postérieurs et l’oxer qui suit va l’inciter à réduire les foulées.

Dans le travail au galop (galop souple et léger! On a travaillé cela la semaine dernière en dressage), le cheval doit prendre l’oxer d’assez près, pour qu’il lève les épaules et prenne l’impulsion sur les postérieurs.
Le faux-droit ramène dans ce sens à un petit spa (ce qu’on a fait mercredi en obstacle!) et se prend donc plus en longueur, la foulée avant sera plus aisée. Le cheval va partir + en puissance pour franchir les barres mais la barre de réglage à la réception doit le forcer à plier le dos pour atterrir devant la barre.

L’équilibre est dans cet exercice primordial. Il faut donc penser à absolument se redresser, pour que le cheval puisse se ré-équilibrer entre les deux obstacles.

Je vous renvoie dans ce sens à la vidéo de D’Orgeix sur l’équilibre à l’obstacle, qui se passe de commentaires …

Bon, je suis toujours là …

Je suis toujours là, mais le temps me manque pour tenir à jour mon blog …
Beaucoup de choses ont évolué depuis septembre, et le boulot a repris une grande part dans mes journées.
Bref, en gros, faut que je m’y remette!
J’aimerais beaucoup lancer mes chevaux sur les communautaires cette année, en dressage et en obstacle, donc faut qu’on reprenne un travail sérieux avec eux … même si ils ont continué à travaillé cet hiver sur les hivernaux, les résultats n’ont pas été ceux qu’on espérait. Ils sont au top à domicile, mais moins à l’extérieur.
Donc pour ma part, j’ai repris le dressage sérieusement, et les filles refont deux séances de sauts par semaine … le planning me semble bon.
Il faudra aussi que je refasse des photos.

Leçon du 9 novembre 2013

Nous travaillerons aujourd’hui sur le déplacé des hanches.

Ce travail se fera sur un petit cercle de +/- 6m de diamètre.
En premier, le cheval doit rester droit, déplacer ses hanches pendant quelques foulées de pas, puis revenir droit sur la courbe. On répètera cela plusieurs fois, et on fera suivre par quelques tours de piste en remettant en avant.
Quand l’exercice est bien acquis au pas, on le fera au trot.
La trajectoire sur le cercle doit être bien conservée, on pense donc bien à se servir de ses épaules et du regard vers le centre du cercle, ainsi que de la jambe intérieure à la sangle.
Cet exercice a pour but de bien comprendre l’action d’une jambe isolée et de doser ses actions. En effet, si la jambe est trop forte, et les mains trop dures, le cheval risque de s’échapper complètement du cercle. Or les épaules doivent y rester, il n’y a que les hanches qui sortent. Pour se faire, la jambe isolée doit travailler dès le haut de la cuisse, légèrement reculée et agir par pressions discontinues.
Les épaules du cavalier donneront la direction à suivre si les rênes sont tendues avec un léger contact. Les épaules du cheval seront parallèles aux épaules du cavalier.
Cet exercice doit se faire sur une allure régulière et cadencée, à une vitesse lente, tout en maintenant une bonne impulsion. Il sera d’autant plus bénéfique pour le cheval qu’il travaillera bas et rond.
hanches_dehors_gauche

hanches_dehors_droite