Nouveau départ

Les temps changent, mais pas ma motivation à transmettre mon modeste savoir.

L’appel à la zénitude se faisant grandissant, j’ai déménagé mes chevaux pour recommencer mes activités dans une écurie privée.

Je redémarre donc sur de nouvelles bases, et sous un nouveau concept.

La zénitude va à présent prendre son importance dans le travail avec mes cavaliers, grands et petits. Plus de précipitation, on prend son temps de rencontrer son poney (cheval), de le panser, de le longer au besoin, et de le préparer tranquillement. Les cours se donneront en extérieur, et la balade sera privilégiée au maximum.

N’hésitez pas à venir visiter ma page facebook et Instagram « Les Crins Zen » .

J’essaierai au maximum de vous y faire partager notre nouvelle aventure.

A bientôt

 

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L’attelage

Ma dernière découverte : l’attelage (du moins, ses prémices)

Partie d’une réflexion concernant le débourrage « monté » que je choisis tardif pour ma pouliche, l’idée est venue de la débourrer en premier à l’attelage.

La miss, qui vient de faire 3 ans, est loin d’être « finie ». Elle grandit encore, doit encore prendre en masse et en muscles. Alors, bien qu’elle soit manipulée depuis sa naissance, qu’elle connaisse déjà plein de chose (le travail en main, les sorties en longe, le travail en longues rênes, les stages Equifeel et hand trail, tapis et selle …) il est impensable pour moi de lui mettre quel poids que ce soit sur le dos.

Cependant, je souhaite qu’elle se fasse du muscle et donc … l’idée de l’attelage. Sans mors, évidemment, je ne reviens pas sur mes principes, quelle que soit la discipline!

Vu son tempérament plus que posé, sa gentillesse, son désir de faire plaisir et sa zénitude légendaire (aaahhhh ces poulains manipulés dès la naissance, rien à y redire!), nous avons donc amené à ses côtés l’attirail complet!

Nous y sommes allés progressivement, commençant par simplement lui mettre le harnais complet, ensuite en laissant traîner les traits, puis en attachant le palonnier, puis un pneu derrière le palonnier, puis les rouleaux sur le palonnier (et du coup là, les bruits de chaîne étaient présents, mais sans réaction de la pouliche), et enfin, la sortie au bois harnachée …

Tout cela s’est fait en … 40 minutes chrono! Sans aucun geste de crainte, de recul, de frayeur … Une pouliche en or, prête, comme moi, à tout tester!

Je l’ai laissée là-dessus, car elle m’avait énormément donné en une seule séance.

La prochaine fois, on tentera les assistantes assises dans les pneus derrière!

Le but étant, pour le bon temps, de pouvoir herser la piste sans tracteur!

 

 

 

Le trail

Toujours en soif de découvertes, nous avons tenté le trail (hand trail et class trail).

Suite à notre journée d’Equifeel, qui avait autant plu aux stagiaires humains qu’équins, nous avons souhaiter réitérer cela mais monté cette fois et en venir donc au trail.

Beau succès également, et la possibilité de se rendre compte que tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît et qu’un cheval qui suit son partenaire n’est plus forcément aussi franc quand le cavalier se retrouve sur son dos!

Néanmoins, les chevaux furent très coopératifs et ont pardonné les petites erreurs des cavaliers 🙂

En quelques photos

Tout suit son cours …

La vie va … nous aussi … on se découvre de nouvelles perspectives, on s’essaie à de nouvelles disciplines et comme on aime ça, on fait participer tout le monde!

C’est donc comme ça que nous avons testé l’Equifeel durant une journée de stage en notre écurie.

L’Equifeel, qu’est-ce? me direz-vous …

L’Equifeel, ce sont en fait des tests ludiques à pied où le cavalier choisit des niveaux de difficulté de contrat pour mettre en valeur sa complicité avec son cheval. Le but est de donner au cavalier d’avantage de compréhension du cheval, de réflexion et de ressenti dans ses interactions avec lui. Tout à fait dans notre philosophie.

Il s’agissait d’une première, tant pour les cavaliers que pour les chevaux. Les exercices se sont donc fait en longe. Les exemples de tests avaient été repêchés ça et là entre bouquins et sites internet divers, et la récup’ et bricolage maison ont fait le reste.

Voici donc un compte-rendu de la journée en photos

Pourquoi travailler la ligne du dos?

Le dos du cheval est comme un pont suspendu entre les antérieurs et les postérieurs. On s’imagine donc bien l’importance de maintenir la musculature et la tonicité de cette ligne du dos et des abdominaux qui vont permettre de garder un dos soutenu.

En effet, un cheval qui ne tend pas sa ligne du dos sera concave : le dos creux, l’encolure renversée, les postérieurs ne pourront donc pas s’engager sous la masse.

Le cheval n’avance donc pas, ou peu, ou, au contraire va se précipiter. Quoi qu’il en soit, ces façons de se déplacer ne sont pas confortables pour lui et peuvent en devenir douloureuses, si on prend en compte le fait que les épines dorsales peuvent en venir à se toucher.

 

Ce qu’il faudrait faire alors :

Avant toute chose, comme toujours, on commencera par une bonne détente, où on va assouplir le cheval et surtout le délier, le mettre bien en avant, travailler des cercles, des voltes, des 8 de chiffres …

Sur une remise au pas, avec des mains fixes

Début d’apparté : pour rappel, les mains se déplacent, mais ne bougent pas!! Et si, il y a une différence : Les mains se déplacent pour diriger, vers la droit, la gauche … mais ne bougent pas c’est à dire qu’elles restent toujours dans une « boîte » s’étendant du devant du pommeau jusqu’à la hauteur du nombril. Pas de mains qui montent et qui descendent … Fin d’apparté.

Un couloir de rênes ajusté et fixe, on va maintenir le cheval droit, et en avant, en ne se servant que de son assiette et de l’aide de jambes.

On ne visera au début qu’une remontée de nuque, avec une réelle propulsion . Le cheval doit engager sous sa masse.

Seulement quand le cheval aura remonté sa nuque, et toujours en propulsant l’arrière-main sous la masse, on pourra alors, en jouant sur les doigt, demander une descente du chanfrein, mais en veillant à garder la cadence.

Si le cheval ralentit, on reprend dès le départ : impulsion, descente de nuque, descente de chanfrein.

Muscler et tendre la ligne du dos est un travail contant, pour lequel il faut être calme, rigoureux, léger et très, très, très patient!

Quand ce sera acquis au pas, il faudra alors le travailler au trot et au galop.

Notre nouvelle écurie, nos partenaires fidèles, ceux qui nous rejoignent, ceux qui tournent la page …

Nous voilà membres de la famille des écuries agréées par la Ligue Equestre Wallonie Bruxelles.

Petit bilan au bout d’un mois de vie … on peut dire que tout va au mieux! Plusieurs de mes partenaires m’ont suivie dans ma nouvelle aventure, et continuent de passer de bons moments avec nous. D’autres sont venus faire connaissance, et sont restés! Et bien sûr ceux qui continuent à prendre des nouvelles, à venir nous faire une visite de courtoisie …

Comme dans tout changement de direction dans une vie, on laisse dernière nous des promesses non tenues, des gens sur qui ont s’était fait de (fausses) illusions, des déceptions sur le comportement des uns, sur l’hypocrisie des autres. La vie est ainsi faite.

Mais comme on dit :  » Le meilleur reste à venir » et nous avançons désormais libres de vivre selon nos convictions équestres et notre philosophie.

 

 

 

On est installé, Les Crins Zen dans leur écrin zen!

Voici que se terminent les plus gros aménagements de l’écurie. Les chevaux ont regagné leur boxe respectif, ils s’y sentent bien. Ils ont pris possession de leur paddock et y ont pris leurs marques également. Bref, tout ce petit monde se pose à son aise, et ça fait du bien!

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer et je ne manquerai pas d’en tenir le fil ici!

A très bientôt

Les boxes

Petit poney va bien!

Bébé Farha toujours pareille à elle-même … zen à 100%

L’écrin zen

La nature pour décor

La piste