L’attelage

Ma dernière découverte : l’attelage (du moins, ses prémices)

Partie d’une réflexion concernant le débourrage « monté » que je choisis tardif pour ma pouliche, l’idée est venue de la débourrer en premier à l’attelage.

La miss, qui vient de faire 3 ans, est loin d’être « finie ». Elle grandit encore, doit encore prendre en masse et en muscles. Alors, bien qu’elle soit manipulée depuis sa naissance, qu’elle connaisse déjà plein de chose (le travail en main, les sorties en longe, le travail en longues rênes, les stages Equifeel et hand trail, tapis et selle …) il est impensable pour moi de lui mettre quel poids que ce soit sur le dos.

Cependant, je souhaite qu’elle se fasse du muscle et donc … l’idée de l’attelage. Sans mors, évidemment, je ne reviens pas sur mes principes, quelle que soit la discipline!

Vu son tempérament plus que posé, sa gentillesse, son désir de faire plaisir et sa zénitude légendaire (aaahhhh ces poulains manipulés dès la naissance, rien à y redire!), nous avons donc amené à ses côtés l’attirail complet!

Nous y sommes allés progressivement, commençant par simplement lui mettre le harnais complet, ensuite en laissant traîner les traits, puis en attachant le palonnier, puis un pneu derrière le palonnier, puis les rouleaux sur le palonnier (et du coup là, les bruits de chaîne étaient présents, mais sans réaction de la pouliche), et enfin, la sortie au bois harnachée …

Tout cela s’est fait en … 40 minutes chrono! Sans aucun geste de crainte, de recul, de frayeur … Une pouliche en or, prête, comme moi, à tout tester!

Je l’ai laissée là-dessus, car elle m’avait énormément donné en une seule séance.

La prochaine fois, on tentera les assistantes assises dans les pneus derrière!

Le but étant, pour le bon temps, de pouvoir herser la piste sans tracteur!

 

 

 

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Le trail

Toujours en soif de découvertes, nous avons tenté le trail (hand trail et class trail).

Suite à notre journée d’Equifeel, qui avait autant plu aux stagiaires humains qu’équins, nous avons souhaiter réitérer cela mais monté cette fois et en venir donc au trail.

Beau succès également, et la possibilité de se rendre compte que tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît et qu’un cheval qui suit son partenaire n’est plus forcément aussi franc quand le cavalier se retrouve sur son dos!

Néanmoins, les chevaux furent très coopératifs et ont pardonné les petites erreurs des cavaliers 🙂

En quelques photos

On est installé, Les Crins Zen dans leur écrin zen!

Voici que se terminent les plus gros aménagements de l’écurie. Les chevaux ont regagné leur boxe respectif, ils s’y sentent bien. Ils ont pris possession de leur paddock et y ont pris leurs marques également. Bref, tout ce petit monde se pose à son aise, et ça fait du bien!

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer et je ne manquerai pas d’en tenir le fil ici!

A très bientôt

Les boxes

Petit poney va bien!

Bébé Farha toujours pareille à elle-même … zen à 100%

L’écrin zen

La nature pour décor

La piste

Nouveau départ

Les temps changent, mais pas ma motivation à transmettre mon modeste savoir.

L’appel à la zénitude se faisant grandissant, j’ai déménagé mes chevaux pour recommencer mes activités dans une écurie privée.

Je redémarre donc sur de nouvelles bases, et sous un nouveau concept.

La zénitude va à présent prendre son importance dans le travail avec mes cavaliers, grands et petits. Plus de précipitation, on prend son temps de rencontrer son poney (cheval), de le panser, de le longer au besoin, et de le préparer tranquillement. Les cours se donneront en extérieur, et la balade sera privilégiée au maximum.

N’hésitez pas à venir visiter ma page facebook et Instagram « Les Crins Zen » .

J’essaierai au maximum de vous y faire partager notre nouvelle aventure.

A bientôt

 

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Une bonne détente

Quelle que soit la discipline qu’on pratique, une bonne détente est essentielle au bien-être de votre cheval (et au vôtre aussi d’ailleurs).

Alors oui, je sais que les cavaliers en cours trouvent parfois cela rébarbatif, long, ennuyant …. Mais tout comme un sportif ne se lance pas sur un 100m chrono au saut du lit, on ne fait pas travailler directement un cheval qui sort du boxe ou de son pré.

Un cheval au boxe bouge très peu, et un autre au pré, même s’il se déplace un peu plus, le fait pour se nourrir, et non pas pour travailler ses muscles.

Bref, une détente c’est essentiel et voici pourquoi:

1- on va échauffer et étirer les muscles, tout comme nous le faisons en nous levant le matin. On va de cette façon éviter les blessures, surtout par claquages .

2- on va petit à petit amener le cheval aux ordres, c’est à dire qu’on va lui faire comprendre que, pendant qu’on est là avec lui, il va devoir se mettre à notre écoute.

3- on va enfin en profiter pour régler quelques petits points qui sont problématiques avant de commencer le réel travail (régularité de l’allure, d’amplitude, d’incurvation) …

Tout ceci se fera de façon progressive évidemment.

On commence toujours une détente dès la sortie de l’écurie. On évitera de monter directement et on préférera amener le cheval en piste en main, en marchant calmement. Arrivé en piste, on pourra alors re-sangler avant de monter. Ensuite, on commencera par marcher le cheval rênes longues, idéalement de 5 à 10 minutes minimum, selon le cheval.

Petit à petit on augmentera la cadence (ATTENTION : cadence ne veut pas dire vitesse!!) en demandant l’engagement des postérieurs à l’aide des deux jambes, en accompagnant par une extension d’encolure (le nez presque à terre si possible) de façon à ce que le cheval puisse bien étirer sa ligne de dos. Ce travail se fera aux 3 allures.

Tout en continuant à demander l’engagement des postérieurs et donc le mouvement vers l’avant, on fera quelques transitions montantes et descendantes afin de bien mettre le cheval aux ordres.

On finira la détente par quelques incurvations afin d’assouplir l’encolure et la ligne du dos.

… Bon travail!!

 

 

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Là pour la détente, c’est ok … je suis détendue … !

 

Se connecter avec son cheval

Il faudrait idéalement à tout moment comprendre ce que notre cheval veut nous dire.

Il y a un principe qu’il en faut jamais perdre de vue : le cheval est une proie et l’humain est un de ses prédateurs. Voilà l’instinct équin. A nous donc de lui faire comprendre que nous ne lui voulons aucun mal, même si nous sommes en mesure de le faire.

Et cela, nous devons lui faire prendre conscience chaque jour, à chaque instant.

Comment ? me direz-vous …

Par notre langage corporel, par notre façon de l’aborder, par nos gestes ou même notre immobilité.

Et en étant, comme Pat Parelli le dit : « Aussi gentil que possible, aussi ferme que nécessaire ».

Comment mon cheval fonctionne ?

Il faut savoir que le cheval peut avoir deux états de comportement

– soit il est angoissé, apeuré, en panique … on dit alors que son cerveau est en hémisphère droit. Dans ces cas-là, il ne réfléchit pas, il ne pense pas, il agit. Et un cheval qui a peur n’a qu’un but : fuir. Il va donc peut-être vous bousculer, tirer au renard si il est attaché, taper du pied, vous embarquer … Il ne faut pas lui en vouloir, son instinct est comme ça. Il est une proie, donc il fuit !

– soit il sera décontracté, à votre écoute, la tête au niveau du garrot … il est calme, posé, tout va bien … il est apte à vous suivre, pour autant que vous sachiez le guider, être son référent.

Etre le référent de mon cheval ?

Pour avoir un cheval en confiance, qui vous suit, qui est à votre écoute, qui travaille en hémisphère gauche donc, il vous faut lui prouver que vous est capable de le guider en sécurité. Un référent est sûr de lui, sûr de ce qu’il fait, sûr de où il va. Vous vous devez d’être droit sur vos pieds, d’avoir des gestes justes et francs. Si vous avez la moindre inquiétude, le moindre doute, votre cheval va se déconnecter. Le meneur ne peut pas douter, sinon, tout le monde est inquiet et on repasse en hémisphère droit.

Comment pense une proie ? Comment réagir ?

Quand une proie est énervée, frustrée, elle bouge, elle fouette avec sa queue, elle grince des dents, elle embarque, elle ne se laisse pas attraper, elle tire au renard …

N’oublions pas que nous sommes un prédateur. Nous devons donc agir dans le sens inverse de ce que ferait un prédateur.

Par exemple : vous devez aller rechercher votre cheval en prairie … Vous avancez vers lui, longe en main pour l’attraper, vous l’appelez, il lève la tête, vous tendez la main avec le mousqueton dans les doigts, prêt à l’attraper et … il fait un 180° et s’encourt de l’autre côté de la prairie … oohhh ça vous énerve quand il fait ça !

Vous le lui dites, clairement, avec votre grosse voix « oh ! Tu m’énerves hein ! viens ici maintenant ! » Et vous avancez vers lui avec un pas encore plus décidé ! Et il repart dans l’autre sens …

Mais pourquoi ! … parce que vous avez toute l’allure d’un prédateur … et donc il fuit ! Un prédateur vient toujours franchement vers vous, son regard vous fixe … il veut vous tuer !

Que faire alors ? L’inverse … tout simplement l’inverse !

Rentrez dans le pré, mais ne le regardez pas, allez dans une autre direction. Puis arrêtez-vous et tournez-lui le dos. Ou regardez-le, et souriez à chaque fois qu’il vous regarde … il viendra … à un moment ou à un autre … il est curieux, ça va l’intriguer que vous soyez là à regarder quelque chose. Il faudra peut-être du temps … mais avec l’équitation, la patience et le temps sont des éléments essentiels !

Quand il se sentira en confiance et en sécurité, il viendra … et vous aurez gagné sur ce coup-là !

Et surtout, quand il arrive vers vous, ne le grondez pas, il repartirait. Caressez-le, attendez un peu avant de l’attacher.