Leçon du 5 octobre 2013

Pour ce jour, je prévois un travail de cadence sur les barres au sol.
Plusieurs des chevaux avec lesquels on travaille ont des soucis de cadence, manquent d’entrain et d’impulsion.
Nous allons donc les mettre aujourd’hui sur deux dispositifs qui devraient les aider un peu, pour autant que leur cavalier y mette du leur également, évidemment!

Voici donc le plan de ce que je vais monter ce samedi (et j’espère pouvoir travailler en extérieur pour bénéficier d’un plus grand espace).

(ps : exercice repris sur http://arazzi.passion.cheval.over-blog.com)

dispo1

L’exercice s’effectue donc sur deux dispositifs en parallèle.
Le premier se compose de 6 barres au sol, décalées l’une de l’autre à une distance de 1m30 à 1m50.
Cela donne donc un couloir de 6 barres au centre et de 3 barres sur les côtés.
De cette façon, on alternera les passages au trot au centre et au galop sur les côtés.

La deuxième partie est un dispositif classique de barres au sol à passer au trot.

Le but de cet exercice est de travailler la rectitude du cheval, le maintien de la cadence, son équilibre et qu’il essaie de se tenir seul, sans qu’on ait à le pousser sans cesse.

Comme dans toute séance, on débutera par une phase de détente aux 3 allures, et on terminera par une détente au pas rênes longues. (et pour nous, petit tour au pas sur la piste de trotting si le temps le permet).

Cours du 28 septembre 2013

Le contrôle de la trajectoire et l’équilibre sur les barres

rectitude_equilibre_trajectoire

Comme à chaque fois, la séance débutera par une détente suffisante aux 3 allures.
Un petit rappel sera également fait au sujet de la position d’équilibre (voir article correspondant).

Cet exercice vous permettra de travailler le contrôle de la trajectoire sur le parcours. En effet, les croisillons vont encourager le cheval à rester au milieu de l’obstacle.
Il est évident que l’exercice sera progressif et que le dispositif proposé ci-dessus ne sera amené qu’en fin de séance.

On commencera donc par uniquement des barres au sol, à prendre sur un petit galop de travail, puis on amènera un croisillon après l’autre.
Si le timing le permet, les croisillons pourront être remontés progressivement.

J’installerai la ligne sur la diagonale de la piste, afin d’obliger les cavaliers à travailler les incurvations et à ré-équilibrer leur cheval avant de partir sur le dispositif.
Pour rappel concernant l’équilibrage du cheval : voir la vidéo « Jean d’Oregeix parle des bonnes actions à avoir à l’obstacle »

On terminera par une période de récupération.

La position dite « en équilibre » ou « en suspension »

Cette position est la position de prédilection de l’équitation d’obstacle et/ou d’extérieur.

Il faut bien différencier la position « en équilibre » (en suspension) de la position haute du trot enlevé.

L’amortissement du mouvement du cheval doit se faire par les articulations basses, c’est-à-dire hanches, genoux et chevilles. Les jambes du cavalier doivent fonctionner comme des ressorts sur les étriers.

Un point très important : l’étrivière doit être à la verticale, le genou au-dessus de la cheville. La cheville est très mobile et en aucun cas il ne faut prendre appui sur les genoux. Les genoux serrés vont provoquer le recul du pied et donc de l’étrivière. Un débutant partira donc en avant contre l’encolure, un cavalier habitué compensera par les cuisses, mais sera dès lors contracté sur son cheval.

A partir du moment où l’on est dans un réel équilibre, c’est-à-dire étrivière à la verticale, tout le poids dans le talon, on ne fera travailler que les articulations des hanches et des genoux. Le cheval ne pourra nous tirer vers l’avant car toute traction vers ‘avant sera compensée par une poussée vers le bas dans la verticalité de l’étrivière.

Pour se lever (ex pour équilibrer le cheval), on ouvrira les articulations.

Pour se baisser, on reculera le bassin et on baissera le torse.

équilibre

Cours du 21 septembre 2013

Cette semaine, je vais amener les semi-confirmés, et surtout les confirmés, sur le travail de l’épaule en-dedans.
Tout travail se prépare par une séance de détente au pas, rênes détendues, de façon à amener le cheval lentement au travail.
On poursuivra par un peu de détente au trot et ensuite sur un petit galop d’échauffement.
Le travail pourra ensuite commencer réellement.
De façon a bien détendre l’encolure, on travaillera, sur un pas de travail, l’incurvation d’encolure vers l’intérieur de la piste sur les longueurs, vers l’extérieur sur les petits côtés.
Une fois cela acquis, on passera au travail des voltes, des cercles et des 8 de chiffre, et ce, aux deux mains, en veillant à bien incurver ici aussi le cheval.
Vient enfin le moment de travailler l’épaule en-dedans. Je précise bien que les étapes sont très importantes à respecter. Il est en effet inutile, et surtout irrespectueux envers votre cheval, de commencer à lui demander une épaule en-dedans sans qu’il y soit au préalable préparé et échauffé.
Cet exercice lui demande un effort musculaire important, et il doit y être amené détendu.
Les aides
1 – La main intérieure donne le pli
2 – La main extérieure contrôle le mouvement et maintient les épaules
3 – Le poids du corps porte vers le sens du déplacement vers l’extérieur, le cavalier maintient ses épaules dans le sens de l’incurvation, épaule intérieure reculée par rapport à l’épaule extérieure, le regard va vers le sens du déplacement
4 – La jambe intérieure ploie et pousse la totalité du cheval
5 – La jambe extérieure tient les hanches, les empêche de se décaler ou de déraper.
Un petit schéma vaudra mieux qu’un long discours …

épaule en dedans

On terminera toujours ce genre d’exercice par une période au pas en marchant droit.

Travailler le pas

Le pas n’est que rarement considéré comme une allure intéressante. Et pourtant !
Vous le trouvez trop lent, trop mou, trottinant … ce sont des lacunes, certes, mais faciles à améliorer, pour peu que vous y consacriez un peu de temps et de volonté.
Le galop est dans les songes de tout apprenti cavalier … s’imaginer sur la plage, galopant les cheveux au vent, entendre le doux bruit des pieds tapant le sol. En réalité, tout bon cavalier ménageant sa monture sait que le galop est une allure qui demande beaucoup d’énergie au cheval, et qui nécessite un terrain adéquat.
Bref, en revenir à travailler sur un bon pas, un pas cadencé, ou le cheval ne va pas traîner les pieds pour déplacer sa masse qu’on croirait trop grande pour lui … Un beau pas, avec 4 temps bien marqués et bien énergiques … allez, au travail !!
Règle numéro 1 : le pas n’est pas une allure à sensation, mais il n’en reste qu’elle est difficile à travailler et à améliorer. Enfoncer les deux pieds dans les flancs de votre cheval ne va rien arranger.
Première chose à se mettre en tête : pour avoir un beau pas, le cheval a besoin du balancier de l’encolure. Et donc, pour l’obtenir, il ne faut pas qu’il se retrouve coincé par des rênes tendues comme sur un arc ! Sinon, son premier réflexe sera d’échapper à cette tension, et donc de lever la tête. Une tête haute ne balance pas. Le cavalier aura beau pousser le cheval par l’assiette ou en s’acharnant à tambouriner les flancs à coups de talons, pire éperons, le cheval ne pourra tomber au mieux que dans un trottinement.
Donc : lâchez prise !!! Gardez certes un contact, mais souple. Descendez les mains au niveau du garrot. Comme par magie, votre cheval va descendre l’encolure, remonter son dos, reprendre des foulées plus larges et retrouver une certaine énergie. Un cheval que vous trouviez « mou » va retrouver un entrain certain, et un autre qui paraissait surexcité avec un nez en l’air et piétinant va se poser, se calmer, et retomber dans un pas cadencé de 7 ou 8 km/h. (bref : l’allure naturelle).
« Mais, me direz-vous, si je laisse des rênes, mon cheval va n’importe où et/ou se met à trotter » … logique … au départ ! La liberté nouvelle que vous lui donnez peut lui faire pousser des ailes. A vous de déposer les limites directement.
Nous avons vu les positions des mains (voir article consacré). Dès que le cheval cherche à fuir le contrôle (soit par un changement de direction ou par un changement d’allure), il faut agir directement, fermement, dans l’instant, par une action indirecte sur une rêne (une seule, pas les deux, qui n’amènerait qu’un réflexe d’élévation d’encolure).
Ex : il cherche à fuir la piste vers la gauche, on agit directement par une action indirecte sur la rêne droite avec un « non » ferme. On relâche directement. Une tension ne doit jamais être continue mais agir à un moment précis, pour marquer le coup. De cette façon, le cheval fait l’association entre son geste et votre réaction.

Une fois cela acquis, il faut prendre garde à une chose importante : ce qu’on lui a interdit un jour ne doit plus jamais être autorisé un autre jour!! Ça vous paraît évident? N’avez-vous jamais laissé votre cheval trottiner pour rejoindre le groupe, sans que vous ne lui ayez spécifiquement demandé?
Donc à vous dès lors d’être ferme dans vos décisions, mais en tenant compte de la personnalité de votre cheval. Il n’aime pas perdre « son groupe », mais à vous de voir jusqu’à quel point il l’accepte, et anticipez son besoin de rejoindre les autres en lui demandant vous-même de se mettre au trot, sans attendre qu’il le fasse de lui-même. Que les choses entre vous soient claires, nettes et constantes.
Contre toute attente, l’amélioration du pas est un travail de longue haleine. Il faut en arriver à ce que le cheval entretienne de lui-même la cadence de son pas. (Attention, chaque cheval a sa vitesse de croisière habituelle, qu’il faut respecter).
C’est seulement quand le cheval y parvient qu’on peut commencer à travailler l’accélération, car nos aides sont alors devenues inutiles pour maintenir un pas « normal ».
On commence pour cela à travailler sur un pas lent, pour être sûr d’avoir une réponse positive.
Les aides sont les suivantes, dans l’ordre :
1 – on donne un ordre vocal (« vite », « allonger »…)
2 – on avance les mains (et ce, même si les rênes sont déjà en guirlandes)
3 – si besoin on agit alternativement avec les jambes sur une ou deux foulées, en suivant le balancement de l’allure : jambe droite quand l’assiette penche à droite et alternativement)

Ne jamais oublier l’adage : demander peu, récompenser beaucoup.
Commencer par ne demander l’accélération que sur deux ou trois foulées. Demander alors le ralentissement (voix + lever les mains) et récompenser beaucoup. Le travail devra être progressif et peu à peu, le cheval sera capable de donner de plus en plus de foulés sans qu’on ai besoin d’entretenir sans cesse.