Leçon du 9 novembre 2013

Nous travaillerons aujourd’hui sur le déplacé des hanches.

Ce travail se fera sur un petit cercle de +/- 6m de diamètre.
En premier, le cheval doit rester droit, déplacer ses hanches pendant quelques foulées de pas, puis revenir droit sur la courbe. On répètera cela plusieurs fois, et on fera suivre par quelques tours de piste en remettant en avant.
Quand l’exercice est bien acquis au pas, on le fera au trot.
La trajectoire sur le cercle doit être bien conservée, on pense donc bien à se servir de ses épaules et du regard vers le centre du cercle, ainsi que de la jambe intérieure à la sangle.
Cet exercice a pour but de bien comprendre l’action d’une jambe isolée et de doser ses actions. En effet, si la jambe est trop forte, et les mains trop dures, le cheval risque de s’échapper complètement du cercle. Or les épaules doivent y rester, il n’y a que les hanches qui sortent. Pour se faire, la jambe isolée doit travailler dès le haut de la cuisse, légèrement reculée et agir par pressions discontinues.
Les épaules du cavalier donneront la direction à suivre si les rênes sont tendues avec un léger contact. Les épaules du cheval seront parallèles aux épaules du cavalier.
Cet exercice doit se faire sur une allure régulière et cadencée, à une vitesse lente, tout en maintenant une bonne impulsion. Il sera d’autant plus bénéfique pour le cheval qu’il travaillera bas et rond.
hanches_dehors_gauche

hanches_dehors_droite

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La serpentine

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Quel qu’en soit le nombre, la serpentine est faite, par définition, de boucles puisqu’elle est composée d’une succession de demi-cercles s’inversant à chaque passage à la ligne du milieu (A-C).

Je vois pourtant bon nombre de cavalier longer la piste à certains moments, ce qui ne doit pas arriver pourtant. On « touche » la piste, mais on ne la longe pas.

Les serpentines mettent à l’épreuve la finesse de la coordination des aides chez le cavalier, la souplesse et l’équilibre chez le cheval.

Plus le nombre de boucles est important, plus l’incurvation est importante et difficile.

Cette difficulté va croissante également en fonction de l’allure.

On commence une serpentine en A ou en C et elle se termine respectivement en C ou en A.

On enchaîne les courbes et donc de sens d’incurvation à chaque passage dans la ligne A-C. Il faut donc inverser les aides à chaque fois, et les cercles doivent être égaux et réguliers, l’allure constante, le cheval droit et cadencé.

 

Il faut veiller à ce que le cheval s’incurve de tout son corps et ne se contente pas de plier l’encolure. Le pli part du garrot jusqu’à la queue.

 

L’incurvation

incurvé

L’incurvation est le ploiement latéral du cheval autour de la jambe intérieure du cavalier.
Si le cheval est correctement incurvé, il va s’infléchir sur le cercle, sa colonne vertébrale va épouser la courbe du cercle.
« Il est aussi difficile d’avoir un cheval parfaitement droit que parfaitement incurvé ! »
Pourquoi ? La réponse se trouve dans l’anatomie même du cheval. Alors que toute la zone comprise entre la nuque et le garrot est très souple, la zone de la cage thoracique est, elle, très rigide et donc on retrouve très souvent des chevaux très (trop ?) incurvés de l’encolure, mais avec des hanches qui chassent vers l’extérieur ; ou au contraire des croupes en dedans du cercle.
Premièrement, il faut se mettre en tête que le niveau de ploiement dépendra de chaque cheval et de son anatomie propre. Un cheval ne se plie pas par la force ni en enfonçant un éperon dans son flanc : il se pliera certes, mais en étant contracté. Ce qui n’est absolument pas le but.
Une incurvation doit se faire dans un réel équilibre cheval/cavalier et avec une bonne répartition du poids.
Les aides à l’incurvation sont les suivantes
• Amenez la rêne intérieure légèrement vers le bas et l’intérieur puis vers le garrot du cheval mais sans le franchir. Cette rêne place, infléchit mais ne tire pas.
• La rêne extérieure contrôle le pli. Laissez donc la rêne extérieure s’allonger de quelques centimètres afin de permettre à l’encolure de s’étirer sur son côté extérieur. Mais n’avancez pas votre main afin de garder le rassemblé.
• La jambe intérieure reste à la sangle et on agit quelques fractions de secondes à chaque fois que se présente une contraction ou une raideur du côté intérieur.
• La jambe extérieure recule pour contrôler les hanches et les empêcher de fuir sur l’extérieur.
Le cheval doit donc venir s’enrouler autour de votre jambe intérieure, en gardant cependant un équilibre qui va l’empêcher de se coucher sur la courbe.
Pensez à toujours bien faire l’exercice aux deux mains, en inversant à chaque fois correctement les aides.

Le galop

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Le galop est une allure à trois temps suivis d’un temps de suspension des 4 membres avant le début de la foulée suivante. Il doit toujours avoir des foulées cadencées, régulières et effectuées dans la légèreté.

Ici aussi, on distinguera 4 allures dans le galop :

–        Le galop rassemblé où le cheval, dans la main, se déplace avec une encolure relevée et arrondie. L’avant-main est très léger, avec des épaules souples, dégagées et mobiles, et des hanches très actives. Les foulées sont plus courtes que dans les autres galops, mais le cheval est plus léger.

–        Le galop de travail est une allure intermédiaire entre le galop rassemblé et le galop moyen. Il n’y a pas de rassemblé mais l’arrière-main reste très actives.

–        Le galop moyen est une allure intermédiaire entre le galop de travail et le galop allongé. On garde un bon équilibre et les foulées sont légèrement allongées mais régulières. Le cheval place sa tête un peu plus en avant de la verticale que dans le galop rassemblé et l’encolure descend légèrement.

–        Le galop allongé est une allure où le cheval couvre un maximum de terrain. On garde le même rythme qu’au galop moyen mais les foulées sont allongées au maximum. Le cheval doit cependant garder son calme, son équilibre et sa légèreté.

On parlera également de contre-galop, qui est une allure où, si le cheval galope à main gauche, le cavalier le fera galoper sur le pied droit. C’est là un excellent exercice d’équilibre et de souplesse pour le cheval.

Le trot

trot

Le trot est une allure à deux temps, séparés par un temps en suspension. Il est toujours franc, actif et régulier dans ses battues.

Tout comme au pas, il existe 4 allures dans le trot :

– Le trot rassemblé : le cheval est dans la main, se porte en avant avec l’encolure haute et arrondie. Les foulées sont plus courtes que dans les autres trots mais le cheval est plus léger et plus mobile.

– Le trot de travail : c’est une allure intermédiaire entre le trot rassemblé et le trot moyen. Les hanches sont très actives, le cheval est en équilibre et les foulées sont égales et élastiques.

– Le trot moyen : c’est une allure intermédiaire entre le trot de travail et le trot allongé. Les foulées sont un peu allongées avec une bonne propulsion de l’arrière-main. Le cavalier garde le cheval dans la main mais lui permet de descendre le chanfrein vers la verticale et de descendre un peu l’encolure.

– Le trot allongé : le cheval couvre ici un maximum de terrain, les foulées sont allongées et gardent la même cadence. L’arrière-main propulse au maximum et l’encolure descend un peu, de façon à éviter une allure trop relevée.

Le trot, sans indication contraire, se travaille assis.

Le pas

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Le pas est une allure naturelle, à une vitesse approximative de 6 à 8 km/h.

Les 4 pieds se posent successivement au sol, en 4 temps bien marqués et maintenus dans tout le travail au pas.

On peut distinguer 4 pas différents :

– Le pas rassemblé : le cheval est « dans la main » et se porte en avant, encolure relevée et arrondie. Il se soutient lui-même, et la nuque est le point le plus haut de l’encolure, le chanfrein s’approche de la verticale et un contact souple est maintenu avec la bouche. La foulée couvre un peu moins de terrain qu’au pas moyen et elle est un peu plus élevée et active.

– Le pas moyen : c’est un pas franc et régulier, avec une amplitude moyenne. Le cheval est dans la main, il marche avec une certaine énergie, mais reste calme. Les foulées sont égales et délibérées.

– Le pas allongé : le cheval doit alors couvrir le plus de terrain possible, sans se précipiter pour autant et en gardant une cadence constante dans les battues. L’encolure s’étend, la tête avance mais le cavalier garde le contact en bouche.

– Le pas libre : c’est une allure de repos où on laisse la liberté totale au cheval de descendre la tête et d’étendre l’encolure.

L’arrêt

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A l’arrêt, le cheval doit rester attentif, engagé, immobile et droit, d’aplomb sur ses quatre membres, les antérieurs et les postérieurs restant de pair, côte à côte. L’encolure soutenue, la nuque étant le point le plus haut, le chanfrein légèrement en avant de la verticale. Maintenu « dans la main » et gardant un léger et moelleux contact avec la main du cavalier, le cheval peut tranquillement mâcher son mors; il doit être prêt à porter en avant à la moindre indication du cavalier.
Ça, c’est la théorie … et ce niveau ne s’acquiert pas en un jour !

L’arrêt s’obtient par un déplacement du poids du cheval sur l’arrière-main par une action correcte et croissante de l’assiette et des jambes du cavalier, poussant le cheval en avant sur une main le retenant de plus en plus, mais souplement afin d’obtenir un arrêt presque instantané, jamais brutal, à l’endroit demandé.
En aucun cas les mains ne doivent tirer le cheval à soi.
« Ce n’est pas la main qui vient au nombril, mais le nombril qui va à la main » !

Demander peu … Récompenser beaucoup …